
BENOÎT JACQUOT
Réalisateur Francais. RENCONTRE SAMEDI 26 NOVEMBRE À 22h15 au Bistrot
Benoît Jacquot débute au cinéma dès 17 ans comme assistant ; au début des années 70, il tourne pour la télévision des fictions et des documentaires.
Après avoir été l'assistant de Marguerite Duras pour « Nathalie Granger » et « India Song », il réalise son premier film, « L’Assassin musicien » (1975), d'après Dostoievski, puis « Les enfants du placard » (1977), « Les ailes de la colombe » (1981) adaptation de Henry James avec Isabelle Huppert et Dominique Sanda. Des films austères aux accents Bressonniens, qui, malgré leurs grandes qualités, peinent à trouver leur public.
La reconnaissance arrive en 1990 avec « La Désenchantée », émouvant portrait d'une adolescente exaltée inspiré par la débutante Judith Godrèche.
Une autre jeune comédienne, Virginie Ledoyen, est au centre de « La Fille seule » (1995), œuvre épurée filmée en temps réel. Avec « Le Septième Ciel », il fait un nouveau pas vers le grand public et dès lors enchaîne les tournages avec des actrices reconnues : « L’Ecole de la chair » avec Isabelle Huppert (1998), « Adolphe » avec Isabelle Adjani (2002).
Le sentiment amoureux est son thème de prédilection, mais Benoît Jacquot, devenu un des auteurs les plus prolifiques du cinéma français, fait surtout preuve d'un éclectisme rare : film d'époque avec « Sade » (2000), un opéra, « Tosca » (2001), des détours par des adaptations théâtrales pour le cinéma, « Par cœur » (1998) avec Fabrice Luchini et « La fausse suivante » (2000) avec Isabelle Huppert.
Après plusieurs films avec Isild Le Besco, « A tout de suite » (2004), « L'intouchable » (2006),... il retrouve Isabelle Huppert en 2009 pour une adaptation du roman de Pascal Quignard, « Villa Amalia ».
Benoît Jacquot est l'un des rares réalisateurs français qui est arrivé à conjuguer le film d’auteur le plus exigeant avec le succès public, alternant des œuvres intimistes avec des films à gros budgets. Pratiquement tous ses personnages sont des femmes animées par un esprit de fuite qui leur fait tourner le dos à leur famille, leur vie quotidienne, leur métier. Son dernier film à ce jour - « Au fond des bois » avec Isild Le Besco, plongée au sein du 19è siècle en France autour d'une variation ambiguë sur le sentiment amoureux, a été tourné à Aubenas et en Ardèche.
LA DÉSENCHANTÉE
France.
De Benoît Jacquot. 1990. 1h18. Avec Judith Godrèche, Ivan Desny, Thérèse Liotard, Marcel Bozonnet
Beth, lycéenne de dix-sept ans, gaie, rêveuse, déterminée et passionnée par Rimbaud, va en trois jours rencontrer trois hommes d'âge différent qui bouleverseront sa vie. Trois expériences différentes qui vont lui apporter la maturité, mais aussi le désenchantement qui prélude à l'entrée dans l'âge adulte...
Conçu pour la jeune comédienne Judith Godrèche, déjà présente dans la distribution des « Mendiants », le film suit pas à pas son personnage, Beth, et en adopte le mouvement, la vivacité, le rythme. « Ce n'est pas le personnage qui obéit à la loi du film, mais le film qui coule à la vitesse de Beth », a déclaré Benoît Jacquot.
Mardi 22 : 21h15 (Palace) / Samedi 26 : 16h00 (Palace)
LE SEPTIEME CIEL
France.
De Benoît Jacquot. 1997. 1h31. Avec Sandrine Kiberlain, Vincent Lindon, Eriq Ebouaney
En proie à la déprime et à la cleptomanie, Mathilde ne va pas bien. Son mari chirurgien, Nicolas, s'interroge sur les raisons de cette crise. Elle décide alors de se rendre chez un hypnotiseur. Les séances ont sur elle un effet très positif, ce qui ne manque pas d'intriguer Nicolas.
« Le Septième Ciel » explore l'orgasme féminin (…). Benoît Jacquot, lorsqu'il considère les femmes, croise le regard d'un Balzac, dont il partage finalement le féminisme ambigu, à la fois œil laser lorsqu'il étudie la psyché féminine, ironique par nature et par défense mais toujours rapporté in fine à une condition d'éternel petit garçon face au grand mystère. (Olivier Séguret, Libération)
Vendredi 25 : 21h00 (Palace) / Samedi 26 : 18h15 (Palace)
PAS DE SCANDALE
France.
De Benoît Jacquot. 1998. 1h45. Avec Fabrice Luchini, Isabelle Huppert, Thérèse Liotard, Vincent Lindon, Vahina Giocante
Comme quelques-uns de ses pairs, Grégoire Jeancour, grand patron d'industrie, vient de se retrouver en prison. A sa sortie, il retrouve ses enfants, sa femme, son frère Louis. Mais est-ce le même homme ?
Avec ce film au scénario original – un grand patron redécouvre le monde qui l'entoure d'un œil neuf - Benoît Jacquot entraîne ses personnages aux relations troubles et ambigües dans un jeu de pistes psychologique. Casting sans faute avec Fabrice Luchini, dans le rôle du revenant, Isabelle Huppert dans celui de l'épouse nihiliste réfugiée dans les apparences, et Vincent Lindon dans celui du frère nostalgique de l'enfance.
Mardi 22 : 14h00 (Navire) / Vendredi 25 : 16h30 (Navire) / Samedi 26 : 20h00 (Palace)
SADE
France.
De Benoît Jacquot. 2000. 1h40. Avec Daniel Auteuil, Marianne Denicourt, Jean-Pierre Cassel
En 1794, sous le régime de la Terreur, le Marquis de Sade retourne en prison. L'écrivain libertin, considéré comme un homme très immoral et indigne de la société, est enfermé dans la clinique de Picpus, une fausse maison de santé où les aristocrates et les affairistes sauvent leur tête en vidant leurs poches. Alors qu'il est désargenté, Sade doit sa survie à sa maîtresse Marie-Constance Quesnet. Mais dans cet univers rempli d'aimables femmes, Sade ne tarde pas a recréer son théâtre en expérimentant les limites de la liberté...
Benoît Jacquot a choisi de s'intéresser à « la seule partie de la vie de Sade sur laquelle il reste encore aujourd'hui un vrai mystère (…). La seule période qui est restée sujette à caution, sur laquelle on s'interroge sur ce qu'il a fait et comment il a vécu, c'est ce moment qui se situe vers la fin de la terreur (…). Ce moment est le plus obscur de la vie de Sade, c'est commode dès lors qu'il s'agit d'une fiction, de faire œuvre d'imagination : c'est un moment qui permet de broder, d'inventer ».
Lundi 21 : 16h15 (Navire) / Jeudi 24 : 21h00 (Navire) /
Samedi 26 : 10h00 (Navire) / Dimanche 27 : 14h15 (Navire)
A TOUT DE SUITE
France.
De Benoît Jacquot. 2004. 1h35. Avec Isild Le Besco, Ouassini Embarek, Nicolas Duvauchelle
Quand elle raccroche le téléphone après un à tout de suite de son amoureux, elle sait bien sans le savoir encore ce qu'elle ne savait pas du tout : celui qu'elle aime, ce prince de nulle part, il est bandit, il vient de commettre un hold-up, il y a mort d'hommes.
C'est dans les années 70, elle a 19 ans, et tout de suite justement, comme on rêve éveillé, elle bascule tête la première de l'espace contraint par l'appartement paternel - longs couloirs, beaux quartiers - à une géographie fugueuse - de l'Espagne au Maroc et à la Grèce - et d'une vie de jeune fille presque rangée à sa vie comme elle l'aura voulue, pour le meilleur et pour le pire.
Avec « A tout de suite », Benoît Jacquot entend se démarquer des grands classiques du « film de cavale » : « Bien entendu, des réminiscences cinématographiques ont rappliqué à toute blinde : « Bonnie and Clyde » de Arthur Penn, « Le Démon des armes », « Les Amants de la nuit » de Nicholas Ray, « Badlands » de Terrence Malick, « J'ai le droit de vivre » de Fritz Lang, « Pierrot le Fou » de Jean-Luc Godard... Mais ce n'était pas cela qui m'attirait (...) Ce qui m'intéressait, c'était d'arriver, sans procédé, à représenter le paysage mental de cette fille. »
Mardi 22 : 11h30 (Navire) / Mercredi 23 : 14h00 (Navire) /
Vendredi 25 : 14h15 (Palace) et 19h00 (Navire)
VILLA AMALIA
France.
De Benoît Jacquot. 2009. 1h31. Avec Isabelle Huppert, Jean-Hugues Anglade, Xavier Beauvois - D'après l'oeuvre de Pascal Quignard
Après une goutte d'eau qui fait déborder le vase, Ann décide de tout quitter. Elle est pianiste, seule la musique la tient mais ne la retient pas. Elle ne tient qu'à la musique.
Avec l'amitié de Georges, surgi de son enfance, elle rompt et fuit, part à la rencontre de son origine et de son destin, trouve une île, là où est la Villa Amalia...
Peut-on changer totalement de Vie ? C'est à cela que le film nous invite, à fermer la parenthèse d'une première vie, à entamer une nouvelle nature, à refuser les compromis, à explorer son identité à travers la solitude, les rencontres et l'évasion.
Dimanche 20 : 14h15 (Palace) / Samedi 26 : 20h30 (Palace)
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